Dans le domaine des médias, la France n’a rien à envier à la Corée du Nord !

par Erwan Davoux
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La loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication a instauré un dispositif afin préserver le pluralisme des médias en limitant les concentrations.

Elle empêche les prises de contrôle directes mais pas de posséder plusieurs médias si les seuils légaux sont respectés. De nouvelles loi l’ont assouplie depuis. La concentration s’est faite par les rachats.

Un même actionnaire peut posséder des chaînes de télévision, des radios, des journaux, des maisons d’édition ou des sociétés de production, ce qui renforce son influence sans nécessairement enfreindre la loi.

Actionnaire qui, d’ailleurs, ne connaît rien aux médias mais cela fait chic d’en posséder, c’est une marque de puissance. Sans même y investir, pour certains, car ce n’est pas rentable.

Il existe des situations parfois de quasi-monopoles au niveau local, Marseille en est le meilleur exemple.

Revoir cette loi sera une priorité en 2027. Rien ne justifie que Bolloré, Saadé, Arnault, Kretinsky… et autres aient le monopole du débat et formatent les Français dans un sens conforme à leur idéologie ou leurs intérêts.

Le service public, lui aussi, joue de moins en moins son rôle. Inféodé au pouvoir en place, il est, en outre, de plus en plus le refuge des éconduits du système mentionné plus haut.

La situation des médias en France aujourd’hui n’a strictement rien à envier à la Corée du Nord. Les mainstream, sont composés de journalistes-salariés aux ordres de l’idéologie dictée par le propriétaire du dit media. Et des acteurs à qui ont essaie de délivrer des titres d' »essayiste  » à « politologue » en passant par « spécialiste » pour tenter de donner de la crédibilité à leur partition. Du Vaudeville à la tragi-comédie, telle est la scène médiatique française aujourd’hui.

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