Rachida Dati : le vertige des affaires

Treize dossiers, plusieurs parquets spécialisés, des réseaux d'influence qui courent de Bakou à Doha en passant par les couloirs du Parlement européen. Le portrait d'une femme politique rattrapée, affaire après affaire, par une décennie de questions sans réponses.

par Ghizlaine Badri
15 minutes lire

Il a fallu créer un site entier pour les recenser. WikiDati.fr en dénombre douze. Douze dossiers distincts, instruits par des juridictions différentes, révélés par des enquêtes journalistiques indépendantes. Elles ont été menées sur plusieurs années par « Libération », « Blast », « Le Monde », « Franceinfo » ou encore « Complément d’enquête ». Ce mardi 12 mai 2026, un treizième tentacule vient d’apparaître, sous le signe de la surveillance présumée d’un avocat du barreau de Paris.

Rachida Dati n’est plus ministre. La mairie de Paris lui a échappé pour la deuxième fois consécutive. Mais son agenda judiciaire, lui, ne désemplit pas. Car derrière la trajectoire officielle, enfant de travailleurs immigrés, juriste, Garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy, ministre de la Culture, se dessine une autre biographie. Celle d’une femme politique dont les dossiers judiciaires accumulés dessinent un portrait déconcertant.

L’affaire fondatrice : Renault, Ghosn, et les 900 000 euros

Tout commence, officiellement, avec une convention signée en 2009 entre Rachida Dati et Carlos Ghosn, alors tout-puissant patron de l’alliance Renault-Nissan. L’objet affiché : du conseil juridique, de l’aide au développement international. Les honoraires sont élevés pour une ancienne ministre reconnue. La réalité que décrivent les enquêteurs du Parquet national financier est radicalement différente.

Derrière la façade de l’avocate, ils soupçonnent du lobbying exercé auprès du Parlement européen, au profit d’un constructeur automobile dont les intérêts étaient directement concernés par les votes de l’eurodéputée. Car si les parlementaires européens ont le droit d’exercer la profession d’avocat, il leur est formellement interdit de faire du lobbying. C’est là toute la ligne de fracture entre la version de Rachida Dati et celle des enquêteurs.

La nouvelle direction de Renault conteste la réalité des travaux

Pendant trois ans, les versements se sont succédés. La nouvelle direction de Renault-Nissan lance un audit interne après la chute spectaculaire de Ghosn en 2018. Elle estime que la réalité des travaux facturés n’a jamais été démontrée. La note finale dépasse les 900 000 euros. Une actionnaire minoritaire de Renault, Danièle Coutaz, représentée par son avocat Jean-Paul Baduel, porte plainte en 2019. Le Parquet national financier ouvre une enquête. Deux ans plus tard, en 2021, Rachida Dati est mise en examen pour corruption et trafic d’influence passifs.

Lors de ses auditions, Dati a défendu sa version avec constance : elle aurait été le fer de lance de l’ouverture de la grande usine automobile de Tanger au Maroc; aidé à trouver un cadre juridique favorable; facilité l’ancrage du groupe au Maghreb et au Moyen-Orient. Plusieurs témoignages recueillis par « Radio France » contredisent cette version. Un avocat du pool Renault-Nissan, cité par « Franceinfo », résume la situation laconiquement : « En 2010, tout était déjà ficelé. »

En juillet 2025, les juges prononcent le renvoi en correctionnelle. Le procès est fixé : du 16 au 28 septembre 2026 au tribunal judiciaire de Paris. Carlos Ghosn, réfugié au Liban depuis sa fuite spectaculaire de 2019, sera jugé en son absence. Pour Rachida Dati, ce sera le premier affrontement judiciaire au fond sur l’affaire qui a tout déclenché.

La double casquette : eurodéputée le jour, avocate de grands groupes en parallèle

L’affaire Renault-Ghosn n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un schéma qui, à mesure que les enquêtes progressent, semble avoir été systématique durant les dix années au Parlement européen.

« Libération » révèle qu’à partir de septembre 2010, Rachida Dati est également avocate du groupe Orange. La rémunération est substantielle, étalée sur plusieurs années. Le problème est le même que dans l’affaire Renault : un eurodéputé ne peut pas faire de lobbying. Or les intérêts d’Orange, opérateur de télécommunications, directement exposé aux régulations européennes, étaient précisément du ressort des textes votés au Parlement.

Du lobbying en faveur des énergies fossiles ?

Mais le tableau ne s’arrête pas là. Une enquête, menée conjointement par « Complément d’enquête » et Le « Nouvel Obs » et diffusée en juin 2025, révèle des versements reçus via un cabinet parisien correspondant à des paiements effectués par GDF Suez pendant la même période. Le timing est particulièrement troublant. En effet, pendant ces années, Rachida Dati adopte au Parlement européen des positions jugées favorables au secteur gazier. Elle signe une tribune dans « Les Échos » pour demander l’arrêt des subventions aux énergies renouvelables. Le plaidoyer correspond point par point aux intérêts d’un groupe comme GDF Suez.

Interrogée sur ce volet, elle a affirmé que GDF Suez n’avait « jamais été son client ». Deux éléments fragilisent cette version : des mentions retrouvées dans le cahier de son assistante parlementaire et des factures saisies lors de perquisitions ultérieures. Pour « Transparency International France », le fil rouge de toutes ces affaires est identifiable. Derrière les différentes structures, Renault-Nissan, Orange, GDF Suez se dessine à chaque fois la même logique d’intérêts. Celle des énergies fossiles et des grands groupes industriels cherchant à peser sur les décisions européennes, via une élue soupçonnée d’avoir utilisé les attributions de son mandat, en leur faveur.

L’Azerbaïdjan et la diplomatie du caviar

C’est peut-être le fil le plus lourd à tirer, et l’un des moins médiatisés jusqu’aux récentes perquisitions. Rachida Dati est décrite par « Libération » comme le visage du lobbying de Bakou en France. Elle siège dans une association que « Le Monde » qualifie de principal instrument de la « diplomatie du caviar ». Cette stratégie d’influence attribuée aux autorités azerbaïdjanaises auprès des élus européens, consiste à acheter des relais politiques en Europe occidentale. Le but : contrer les critiques sur la démocratie et les droits humains dans ce pays pétrolier du Caucase.

Les manifestations concrètes de ces liens sont multiples. Elle félicite le président Ilham Aliyev pour des réélections que les observateurs internationaux regardent avec un scepticisme affiché. Ses agendas, saisis lors de perquisitions dans le cadre d’une procédure distincte, font apparaître des contacts avec la SOCAR, compagnie pétrolière nationale du pays. Les liens entre son positionnement politique sur les questions énergétiques et les intérêts pétroliers azerbaïdjanais alimentent les soupçons des enquêteurs.

Une information judiciaire est ouverte sur ce volet à l’automne 2025. La dimension est particulièrement sensible. En effet, elle touche à la question de l’influence étrangère sur les institutions démocratiques françaises et européennes. Un sujet qui, depuis le Qatargate, est devenu une priorité des parquets spécialisés.

Le Qatar et l’ombre du Qatargate

Le volet qatari est venu s’ajouter à l’ensemble en 2024, dans un contexte particulièrement sensible. Lorsque « Blast » publie des documents de travail rédigés par les assistants parlementaires de Rachida Dati, il apparaît que certains portent sur des sujets directement liés au Qatar. Ils semblent avoir été rédigés à l’attention d’un ministre du gouvernement de Doha. En effet, ces documents ne ressemblent pas à des notes de travail interne. Ils ont l’apparence de briefings destinés à un destinataire extérieur à l’institution parlementaire.

Le timing est particulièrement sensible. L’Europe est alors en train de digérer le scandale du Qatargate, cette affaire de corruption présumée au Parlement européen qui a éclaté en 2022. Elle a conduit à l’arrestation de plusieurs eurodéputés et collaborateurs, dont la vice-présidente du Parlement Eva Kaili. Dans ce contexte, des documents parlementaires apparemment transmis au gouvernement qatari prennent une résonance toute particulière.

Le Parquet national financier ouvre une enquête, puis une information judiciaire. En décembre 2025, les enquêteurs passent à la vitesse supérieure : ils perquisitionnent le domicile de Rachida Dati et ses bureaux. Le signe que les investigations ne sont plus au stade exploratoire mais que des éléments concrets justifient désormais des actes coercitifs.

Les bijoux, Henri Proglio et la déclaration de patrimoine

Au printemps 2025, « Libération » révèle une affaire plus interne mais dont les implications légales sont sérieuses. Une collection de bijoux de grande valeur n’aurait pas été mentionnée dans la déclaration de patrimoine de Dati à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Les pièces identifiées par le journal portent des signatures prestigieuses Cartier, Bulgari, Chopard.

Quelques mois plus tard, « Blast » pousse l’enquête plus loin et recense une trentaine de pièces non déclarées. La valeur estimée pourrait dépasser plusieurs centaines de milliers d’euros. Mais c’est un détail supplémentaire qui retient l’attention : les factures d’achat de ces bijoux ne seraient pas au nom de Rachida Dati, mais à celui d’Henri Proglio, ancien PDG d’EDF, son compagnon. La question de savoir si ces biens constituent un avantage en nature qui aurait dû être déclaré aux autorités de transparence se pose avec acuité.

Interrogée, Rachida Dati balaie les accusations : elle n’a rien à régulariser, elle n’a jamais été prise en défaut. Le parquet de Paris, lui, juge la question suffisamment sérieuse pour ouvrir une enquête préliminaire, confiée à la Brigade financière et anticorruption. C’est une procédure de moins grande ampleur qu’une information judiciaire. Mais elle signifie que les faits sont jugés dignes d’une vérification approfondie.

Les « barbouzeries du PSG » et la surveillance clandestine d’un avocat

Le treizième dossier, le plus récent, est sans doute le plus spectaculaire politiquement. Son origine est un vaste dossier judiciaire dit des « barbouzeries » autour du Paris Saint-Germain. Sont soupçonnés d’anciens responsables du club parisien, des policiers et le lobbyiste franco-algérien Tayeb Benabderrahmane. Ce personnage central de l’affaire est décrit comme proche de Rachida Dati. Ses liens avec l’entourage du président du PSG Nasser Al-Khelaïfi sont au cœur de l’enquête.

C’est en creusant ce dossier tentaculaire que des policiers font une découverte surprenante. Des recherches avaient été effectuées, de manière clandestine, sur une actionnaire de Renault ayant porté plainte contre Rachida Dati et son avocat. Plus précisément : des consultations de listings d’Air France, des interrogations de fichiers par des policiers. S’ils ont bien été réalisés, ces actes à des fins de surveillance, constitueraient une atteinte grave à la liberté individuelle et à la vie privée.

Les victimes présumées sont Jean-Paul Baduel et sa compagne Danièle Coutaz, qui avaient osé porter plainte contre Rachida Dati en 2019 dans le dossier Renault-Ghosn. Baduel avait lui-même déposé plainte fin 2022 au sujet de cette « enquête clandestine » les visant. « Il y a des intentions malveillantes derrière cette enquête sur moi et ma femme », a-t-il déclaré le 12 mai 2026. Il a salué le placement de Dati sous le statut de témoin assisté. « C’est un bon début », a sobrement ajouté l’avocat.

« Témoin assistée »

Le rendez-vous judiciaire s’est tenu discrètement. Initialement prévu en mars (en pleine campagne municipale), il a finalement été organisé le jeudi 7 mai 2026 au tribunal judiciaire de Paris. Rachida Dati y a été entendue comme témoin assisté. À ce stade de la procédure, elle n’est pas poursuivie pénalement dans ce volet. Elle conteste l’ensemble des accusations.

Un deuxième volet, dit « fichiers Air France », porte sur la circulation de documents confidentiels entre les coulisses du pouvoir et certaines rédactions. Là encore, deux convocations distinctes lui ont été adressées : une devant les policiers de la PJ, une autre devant les juges d’instruction eux-mêmes.

Le réseau Benabderrahmane et les titres de séjour

En marge du dossier PSG, des éléments consultés par « Le Monde », en début d’année 2026, révèlent une autre dimension des liens entre Rachida Dati et Tayeb Benabderrahmane. Selon ces informations, elle serait intervenue, à plusieurs reprises, entre 2018 et 2021 pour appuyer des demandes de titres de séjour en faveur de proches du lobbyiste, dont un investisseur algérien. Ces interventions n’auraient rien d’anodin : elles témoigneraient d’une relation de proximité suffisamment forte pour que l’élue du 7e arrondissement de Paris use de son réseau, en faveur de l’entourage du lobbyiste.

La charge de la preuve est ici particulièrement lourde. En effet, ces interventions auraient été confirmées aux enquêteurs par Benabderrahmane lui-même qui n’a donc pas cherché à protéger Dati. Mais aussi par l’assistante historique de l’élue à la mairie du 7e arrondissement. Deux sources internes, donc, qui convergent pour décrire des faits que Rachida Dati conteste.

La nomination de 2024 : une ministre mise en examen à la Culture

Il faut revenir sur un moment particulier de cette biographie judiciaire qui a provoqué un malaise profond dans le débat public français. En janvier 2024, alors qu’elle est mise en examen pour corruption et trafic d’influence depuis trois ans, Rachida Dati est nommée ministre de la Culture dans les gouvernement Borne puis Attal.

Cette nomination était légalement possible. Mais elle a soulevé une question de nature non pas seulement morale, mais institutionnelle. Peut-on confier le ministère de la Culture qui supervise notamment les aides publiques à la presse, les subventions aux médias, les soutiens à la création? A une ministre qui fait simultanément l’objet d’investigations pour corruption ? La question posée touchait à la crédibilité des institutions elles-mêmes et à la séparation des pouvoirs.

Elle quitta le gouvernement sans que le procès prévu à l’automne 2026, ait eu lieu. Son agenda ministériel s’est allégé. Son agenda judiciaire, lui, n’a cessé de se remplir.

La stratégie des procédures-bâillons

Face à l’accumulation des révélations, Rachida Dati a fait le choix de l’offensive judiciaire. C’est une stratégie bien documentée en droit, que les juristes appellent les procédures-bâillons ou SLAPP Strategic Lawsuits Against Public Participation. Non pas pour gagner, mais pour décourager, épuiser, intimider. Les journalistes, les militants, les témoins qui pourraient parler.

Lorsqu’Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture, évoque publiquement ces liens azerbaïdjanais, Rachida Dati la poursuit en justice pour diffamation. Le dénouement est saisissant : c’est Dati qui sera condamnée, à payer deux mille euros à Filippetti pour procédure abusive. Dati a attaqué « Le Canard Enchaîné » pour diffamation et perdu aussi. Elle a tenté de faire fermer « WikiDati.fr » en contactant directement l’hébergeur du site, sans succès. Dati a critiqué publiquement les magistrats qui instruisent, des attaques que le président du tribunal correctionnel a dénoncées comme portant un « discrédit sur l’autorité judiciaire ».

Pour Transparency International France, cette stratégie « mine la confiance dans l’institution judiciaire et constitue une énième attaque dommageable contre les fondements de l’État de droit ». L’organisation y voit non pas la défense d’une femme politique injustement attaquée mais un instrument de neutralisation de la société civile et de la presse.

Ce que révèle cette séquence, c’est aussi l’asymétrie des moyens. Un journal d’investigation, une association, un militant, tous peuvent se retrouver engagés dans des procédures longues, coûteuses, épuisantes, même lorsqu’ils ont raison sur le fond. La menace du procès suffit parfois à faire renoncer à publier, à témoigner, à dénoncer. C’est précisément l’effet recherché.

Ce que ce dossier dit de la France et de l’Europe

L’affaire Dati, regardée dans son ensemble, dépasse largement la personnalité de l’ancienne ministre. Elle met en lumière plusieurs angles morts béants dans le fonctionnement des institutions.

Le premier est celui du contrôle des mandats européens

Pendant dix ans, une eurodéputée française a pu, selon les accusations, cumuler activités privées rémunérées et votes sur des textes directement concernés par ses clients présumés. Sans que les mécanismes de contrôle existants ne déclenchent d’alerte. Le Parlement européen dispose de règles sur les conflits d’intérêts, mais elles reposent largement sur l’autodéclaration et la bonne foi des élus. La HATVP, en France, n’a pu que constater après coup les omissions dans ses déclarations. Les parquets spécialisés, eux, n’ont été saisis qu’à la suite de plaintes de particuliers. Il n’existe pas de mécanismes automatiques de détection.

Le deuxième angle mort est celui de l’influence étrangère

Les volets azerbaïdjanais et qatari illustrent comment des États autoritaires ou des régimes pétroliers peuvent tenter de s’acheter des relais au cœur même des institutions européennes. Le Qatargate a montré que le problème était structurel, pas individuel. L’affaire Dati l’illustre à nouveau, depuis un angle différent.

Le troisième est celui de la nomination d’élus mis en examen à des fonctions exécutives

La France est l’un des rares pays démocratiques à n’avoir aucune règle automatique empêchant un ministre mis en examen de rester en fonctions. Le débat sur ce point existe depuis des décennies, sans qu’une réforme n’ait abouti.

Le procès de septembre 2026 : un test pour la justice française

Le procès correctionnel prévu du 16 au 28 septembre 2026 sera un test. Pas seulement pour Rachida Dati mais pour la capacité de la justice française à traiter au fond des dossiers qui mêlent argent, politique et influence étrangère au plus haut niveau. La pression médiatique sera intense. La défense de Rachida Dati, assurée notamment par Mes Olivier Pardo ( avocat de Netanyahou devant la Cour Pénale Internationale) et Olivier Baratelli. Elle mobilisera sans aucun doute tous les moyens disponibles pour contester les charges.

Carlos Ghosn, lui, sera jugé en son absence depuis Beyrouth. L’ancien patron de Renault-Nissan, qui se présente comme victime d’un complot politico-judiciaire depuis sa fuite spectaculaire du Japon en 2019, n’a pas manifesté l’intention de rentrer en France. Son absence prive le procès d’un acteur central, mais elle ne l’empêche pas de le tenir.

Pour l’instant, tout va bien

En attendant ce rendez-vous judiciaire majeur, l’intéressée continue de se dire victime d’un acharnement judiciaire et médiatique sans précédent. Elle conteste chaque affaire, chaque révélation, chaque convocation. Sa ligne de défense est constante : elle est une femme politique ciblée parce qu’elle dérange; parce qu’elle est une femme; parce qu’elle est issue de l’immigration; parce qu’elle incarne une certaine idée du mérite républicain que ses adversaires ne supporteraient pas.

Ses avocats ne commentent pas. Son entourage ne répond pas aux sollicitations des journalistes. Et les dossiers, eux, continuent de s’accumuler.

Précisons que Rachida Dati a été nommée Présidente du Château de Versailles, aussitôt après sa lourde défaite aux municipales à Paris.

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