Dans une villa du sud d’Israël, près d’Ashdod, une fête bat son plein. Hauts gradés de la police en tenue, militants d’extrême droite, caméras de téléphones brandies, Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, fête ses 50 ans. Le moment le plus commenté de la soirée survient lorsque son épouse, Ayala, lui présente le gâteau d’anniversaire : une pièce montée à trois étages surmontée d’un nœud coulant doré. Un second gâteau, plus imposant, exhibe une potence dorée dressée au-dessus d’une carte représentant Israël, Gaza et la Cisjordanie, des armes pointées vers les territoires palestiniens. L’inscription, gravée dans le sucre, ne laisse aucune ambiguïté : « Félicitations ministre Ben Gvir. Parfois, les rêves deviennent réalité. ».
Ce n’est pas une (mauvaise) blague. Ce n’est pas une provocation isolée. C’est un symbole politique d’une précision chirurgicale, célébrant l’adoption, quelques semaines plus tôt, d’une loi instaurant la peine de mort, la pendaison, applicable quasi exclusivement aux Palestiniens. Derrière l’anecdote macabre se dessine la structure d’un pouvoir qui, depuis octobre 2023, a transformé une guerre en catastrophe humanitaire documentée par l’ensemble des agences des Nations Unies : plus de 100.000 morts palestiniens, dont près de 70 % de femmes et d’enfants parmi les victimes identifiées. Une famine officiellement déclarée, plus de 10 000 prisonniers dont des centaines d’enfants, et plus de 300 journalistes tués entre octobre 2023 et décembre 2025 lors des opérations militaires israéliennes à Gaza.
Ben Gvir : l’idéologie faite ministre
Du poster de Goldstein au portefeuille ministériel
Pour comprendre le gâteau à la potence, il faut comprendre l’homme qui lui sourit. Ben Gvir avait dans sa chambre un poster de Baruch Goldstein, le terroriste ayant abattu 29 civils palestiniens à Hébron en 1994. Pour le futur ministre, Goldstein est un héros et une source inspiration.
Des décennies plus tard, Ben Gvir siège au gouvernement de Benyamin Netanyahou, à la tête du ministère de la Sécurité nationale, le ministère qui supervise la police, les prisons, et les conditions de détention de dizaines de milliers de Palestiniens. Ce gâteau est une métaphore saisissante de la plateforme politique de l’extrême droite en Israël, incarnée aujourd’hui par le récent quinquagénaire. Il incarne une vision d’Israël rejetée par Yitzhak Rabin, que ses assassins avaient voulu tuer avec lui, assassins dont les disciples siègent aujourd’hui au gouvernement. Par la grâce d’un Premier ministre aussi cynique en 1996 qu’en 2026.
La loi sur la peine de mort : une pendaison sur mesure
Le nœud coulant est une référence à la loi controversée adoptée par la Knesset en mars, qui impose la peine de mort aux Palestiniens accusés de terrorisme, une loi défendue de longue date par Ben Gvir et son parti Otzma Yehudit. Ce texte, baptisé Death Penalty for Terrorists Law, instaure la pendaison comme peine automatique pour les Palestiniens de Cisjordanie. S’ils sont reconnus coupables de meurtres qualifiés d’actes terroristes par les tribunaux militaires israéliens, la pendaison est prononcée suite à la suite de procédures accélérées.
Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a exhorté Israël à abroger cette loi, qu’il juge discriminatoire à l’égard des Palestiniens. Il faut noter qu’Israël n’a appliqué la peine de mort que deux fois dans son histoire : contre un officier israélien en 1948 et contre Adolf Eichmann en 1962. La troisième application, si elle advient, sera réservée aux Palestiniens.
L’assouplissement des armes : une société militarisée
Le niveau inférieur du gâteau représentait deux armes à feu pointées vers une carte d’Israël incluant Gaza et la Cisjordanie, symbolisant les politiques controversées de Ben Gvir en matière d’armes à feu, considérablement assouplies pendant son mandat. Les effets de cette politique ont été documentés lors de nombreux incidents impliquant des colons armés en Cisjordanie, dont certains ont entraîné la mort de Palestiniens sans jamais déboucher sur des poursuites judiciaires.
Gaza : chronologie d’une catastrophe
Le point de départ : l’attaque du 7 octobre 2023
Toute analyse honnête exige de rappeler le contexte déclencheur. Le 7 octobre 2023, le Hamas lance une attaque de nature terroriste contre Israël. 695 civils israéliens et 71 ressortissants étrangers sont tués. Lors du festival de musique de Réïm, 260 israéliens sont assassinés, certains par l’armée israélienne en application de la « doctrine Hannibal ». Cette dernière est une directive secrète de l’Armée de défense d’Israël dont l’objectif est d’empêcher la capture de soldats israéliens par des forces ennemies au cours des combats.
251 personnes sont prises en otage, dont un bébé « Kfir » tué en captivité.
Des faits documentés par Haaretz, média de la gauche israélienne. Ce sera le point de départ d’une réponse militaire dont l’ampleur et les méthodes sont désormais au cœur d’accusations internationales graves.
Des représailles totalement disproportionnées et sans autre objectif que la destruction totale
Le bilan des victimes palestiniennes dépasse 100 000 morts, dont près de 70 % de femmes et d’enfants parmi les victimes identifiées. Cette asymétrie des pertes a soulevé de profondes interrogations sur le respect du droit international humanitaire. Fin 2024, l’UNICEF comptabilise plus de 80.000 morts palestiniens, dont au moins 30.000 enfants, plus de 150 000 blessés, dont plus de 50 000 enfants, et plus de 15 000 disparus.
ONU Femmes rapporte que plus de 50 000 femmes et filles ont été tuées entre octobre 2023 et décembre 2025, soit une moyenne d’au moins 50 décès par jour sur l’ensemble de la période. Ces chiffres reposent sur les données du Health Cluster Dashboard arrêtées au 31 décembre 2025. Toutefois, les chiffres réels pourraient être bien plus élevés : de nombreux corps demeurent ensevelis sous les décombres, tandis que l’effondrement des systèmes de santé limite fortement l’enregistrement précis des victimes.
En septembre 2025, 3000 familles avaient été entièrement anéanties, aucun survivant et 7000 ne comptaient plus qu’un seul membre en vie. Des noms de famille disparaissent du registre civil de Gaza. Des arbres généalogiques entiers ont été effacés, bombardés, tués à bout portant, brulés vifs. Assoifés et affamés.
La destruction systématique des infrastructures
Les frappes israéliennes ont provoqué une destruction généralisée des infrastructures : eau, égouts, télécommunications, logements. La plupart des hôpitaux sont hors service. Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a mis en garde contre la « destruction systématique de la ville de Gaza ». Des images satellites analysées par Amnesty International ont révélé la destruction totale de zones entières, documentant une « destruction gratuite ». La quasi-totalité de la population gazaouie, soit 1,9 million de personnes, est déplacée à l’intérieur de l’enclave.
Selon une évaluation conjointe de l’UE, de l’ONU et de la Banque mondiale, 71,4 milliards de dollars seront nécessaires sur dix ans pour reconstruire Gaza. 26,3 milliards doivent être mobilisés immédiatement pour remettre en marche les services vitaux, rebâtir des infrastructures dévastées et relancer une économie à l’arrêt.
La famine comme arme de guerre
le blocus : une décision politique documentée
Le 9 octobre 2023, dès le lendemain du début de la guerre, Israël impose un blocus total à Gaza. Le 2 mars 2025, la première phase du cessez-le-feu à peine terminée, Israël décide de suspendre toute entrée de marchandises et d’approvisionnement dans la bande de Gaza. Tous les points de passage pour l’acheminement de l’aide dans l’enclave palestinienne ont été fermés.
Le Directeur général de l’OMS ne mâche pas ses mots : « Il n’y a pas besoin d’attendre que la famine soit déclarée à Gaza pour le constater : affamés, les habitants tombent malades et meurent. Pourtant, la nourriture et les médicaments sont bien disponibles, à quelques minutes de là, de l’autre côté de la frontière. » La résolution 2417 du Conseil de sécurité de l’ONU (2018) condamne explicitement l’utilisation de la famine comme arme de guerre. Israël est signataire de cette résolution.
Le 22 août 2025, l’Organisation des Nations Unies déclare officiellement l’état de famine dans le gouvernorat de Gaza, en raison de l’« obstruction systématique d’Israël » sur l’acheminement des vivres. Les chiffres sont difficilement vérifiables mais environ 440 personnes, dont 147 enfants, étaient mortes de faim. L’UNICEF indiquait en octobre 2025 que plus de 60 000 enfants étaient inscrits pour un traitement contre la malnutrition.
Depuis le début du blocus humanitaire du 2 mars 2025, plus de 60 enfants sont décédés des suites de la malnutrition selon les données du ministère de la santé dirigé par le Hamas, un chiffre sous-estimé et voué à croître. Si la situation avait perduré, la malnutrition aiguë aurait touché près de 80 000 enfants de moins de cinq ans au cours des onze mois suivants.
À partir de la fin mai 2025, la Fondation humanitaire de Gaza, chargée par Israël d’assurer la distribution alimentaire, a fait près de 1 500 morts entre trois mois lors de ses distributions dans un contexte chaotique.
Une famine repoussée, mais toujours menaçante
L’état de famine, déclaré en août lors du blocus humanitaire imposé par Israël, a été officiellement levé, en décembre 2025, à la faveur du cessez-le-feu d’octobre et d’une levée partielle des entraves aux livraisons d’aide. Le Secrétaire général de l’ONU s’en est félicité, mais a aussitôt mis en garde : « Les besoins augmentent plus vite que l’aide ne peut parvenir. »
Entre le 1er décembre 2025 et le 15 avril 2026, environ 1,6 million de personnes, soit plus des trois quarts des habitants de l’enclave, resteront à des niveaux d’insécurité alimentaire jugés « critique », « urgent » ou « catastrophique ». La FAO, l’UNICEF, le PAM et l’OMS avertissent que sans une augmentation soutenue et à grande échelle de l’aide alimentaire, des centaines de milliers de personnes pourraient rapidement retomber dans la famine.
Le système de santé : cible et victime
Des hôpitaux comme zones de guerre
Au 5 décembre 2025, au moins 2000 professionnels de santé ont été tués et plus de 700 travailleurs humanitaires, pour la plupart palestiniens, ont perdu la vie à Gaza. Quinze membres du personnel de MSF ont été tués par les forces israéliennes depuis le 7 octobre 2023, certains pendant qu’ils étaient en service.
En août 2025, les installations de MSF fonctionnent à plus de 100 % de leur capacité, tandis que certains hôpitaux du ministère de la Santé atteignent plus de 200 %, notamment l’hôpital Al-Shifa. Les listes d’attente pour les opérations chirurgicales sont si longues, que les patients meurent souvent avant que les équipes aient pu les opérer.
Des centaines de milliers de Palestiniens sont toujours déracinés, vivant dans des tentes de fortune plantées à même le sol ou entassés dans des bâtiments endommagés, sans accès fiable à l’eau, à l’électricité, aux soins de santé ou à l’assainissement.
Dans ces conditions sanitaires catastrophiques, le poliovirus a refait surface à Gaza après 25 ans d’absence, en juillet 2024. En réponse, l’ONU et le ministère de la Santé de Gaza ont lancé une campagne de vaccination en deux phases. La surpopulation et les mauvaises conditions d’hygiène dans les camps de déplacés favorisent la propagation de maladies et d’infestations comme la gale et les poux. Les déchets accumulés et les décombres favorisent la prolifération de rats et de souris vecteurs de maladies graves, sans raticides disponibles pour les humanitaires.
Les journalistes : une guerre contre l’information
Le conflit le plus meurtrier pour les médias de l’histoire moderne
Entre octobre 2023 et la mi-décembre 2025, plus de 300 journalistes ont été assasinés lors des opérations militaires israéliennes à Gaza. Parallèlement, plus de 200 journalistes palestiniens ont été arrêtés, souvent placés en détention administrative dans des conditions arbitraires.
Dans son bilan annuel 2025, Reporters Sans Frontières dénombre 67 journalistes tués dans le monde en un an, dont près de la moitié à Gaza « sous le feu des forces armées israéliennes ». L’ONG qualifie l’armée israélienne de « pire ennemi des journalistes », soulignant qu’il ne s’agit pas de « balles perdues » mais d’attaques délibérées visant à empêcher l’information depuis le terrain.
Dans l’un des incidents les plus documentés, le 7 avril 2025, l’armée israélienne a ciblé un groupe de journalistes qui dormait sous une tente, près de l’hôpital Nasser à Khan Younès. Le journaliste Hilmi Al-Faqaawi de Palestine de Today TV a été brûlé vif, neuf de ses collègues ont été blessés. L’un d’entre eux, Ahmed Mansour, grièvement brûlé, n’a pas survécu à ses blessures. Les autorités israéliennes ont affirmé avoir visé « un terroriste se faisant passer pour un journaliste .»
Israël continue d’imposer une interdiction générale d’accès indépendant à Gaza aux médias internationaux, ainsi que des restrictions excessives au travail des médias en Cisjordanie. Entre janvier et mai 2025, Al Jazeera a été interdite après la fermeture de ses bureaux par les forces israéliennes. Les journalistes libérés ont décrit des interrogatoires axés sur leurs reportages ou leurs publications sur les réseaux sociaux, fondés sur des accusations vagues d’« incitation », de « soutien au terrorisme » ou de menaces à la « sécurité nationale » d’Israël.
Les prisons israéliennes : l’autre front
Plus de 10 000 prisonniers : une incarcération de masse
En mai 2025, plus de 10 100 prisonniers palestiniens sont identifiés dans les prisons israéliennes, à l’exclusion des détenus de Gaza dont le nombre exact demeure inconnu. Parmi eux : près de 4000 en détention administrative, 2000 au titre de « combattants illégaux », plus de 500 enfants et autant de femmes.
Des fondements juridiques pour le moins discutables
Les détenus administratifs sont emprisonnés sans procès ni inculpation, sur la base d’un « dossier secret » auquel ni le détenu ni son avocat n’ont accès, ce qui les prive de tout moyen de se défendre devant les tribunaux militaires israéliens. Depuis 1967, au moins 50 % des hommes palestiniens ont connu la prison à un moment de leur vie, une dimension systémique que plusieurs juristes internationaux qualifient d’incarcération de masse.
Des enfants détenus arbitrairement
Israël est le seul pays au monde à juger des enfants devant un tribunal militaire. Dès l’âge de 12 ans, un mineur palestinien peut être condamné à 20 années de prison pour « jet de pierres », le chef d’accusation le plus fréquent. En moyenne, 1000 mineurs palestiniens sont poursuivis chaque année devant les tribunaux militaires par les forces israéliennes, selon Defense for Children International.
Parmi les prisonniers dont la libération a été envisagée dans le cadre d’échanges, cinq n’avaient que 14 ans. La question posée par des observateurs : comment un garçon de 14 ans peut-il devenir un « prisonnier de sécurité » ? La majorité des mineurs détenus ont été accusés d’infractions mineures, dont le jet de pierres pour un grand nombre d’entre eux. Aucun n’a été condamné pour meurtre.
La durée moyenne de détention pour les mineurs palestiniens est de 120 jours. Dans 80 % des cas, le droit à la présence d’un avocat ou d’un parent lors des interrogatoires n’est pas appliqué, pourtant obligatoire selon le droit israélien lui-même, selon des juristes documentant ces abus. L’UNICEF qualifie les mauvais traitements subis par les enfants prisonniers de « répandus, systématiques et institutionnalisés ».
La torture : témoignages et documentation internationale
Les témoignages d’anciens détenus palestiniens recueillis par des ONG font état de brûlures de cigarette sur le corps, de torture à l’eau, de lâchers de chiens. Dans certains centres de détention, la plupart des détenus ne sont vêtus que de couches. La méthode dite « disco », détention dans une salle avec musique à très haut volume, est décrite par plusieurs anciens prisonniers. Elle est reconnue comme torture par les organisations internationales. D’autres témoignages décrivent des viols à l’aide d’objets, des cassages de doigts répétés, des humiliations en tous genres.
En avril 2025, les autorités israéliennes ont annoncé la mort de deux prisonniers palestiniens en détention. Les résultats d’autopsie du jeune Walid Ahmad, 17 ans, mort en mars, ont établi que la cause principale du décès était la privation de nourriture. Depuis le 7 octobre 2023, au moins 200 Palestiniens sont morts en détention israélienne.
C’est dans ce contexte,10 000 prisonniers, des centaines d’enfants, des morts en détention, des témoignages de torture, que la loi sur la peine de mort adoptée en mars 2026 prend toute sa signification. Ben Gvir avait publiquement déclaré vouloir utiliser l’exécution des prisonniers palestiniens comme solution à la « surpopulation carcérale ». Le gâteau à la potence n’est pas une métaphore. C’est un programme politique, cohérent, assumé, célébré en public devant des officiers de police en uniforme.
La CIJ et les accusations de génocide
En décembre 2023, l’Afrique du Sud saisit la Cour internationale de Justice d’une plainte contre Israël pour violation de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. En septembre 2025, un rapport d’une commission d’enquête des Nations Unies a conclu à la commission d’actes de génocide par Israël à Gaza. Des hauts responsables de l’ONU ont estimé que les frappes israéliennes meurtrières sur des zones densément peuplées s’apparentent à des crimes de guerre..
L’Assemblée générale a adopté une résolution approuvant l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur les obligations d’Israël en Palestine.
La loi antiterroriste israélienne de 2016 et les règlements de défense de 1945 sont utilisés pour perquisitionner les ONG palestiniennes, restreindre leurs financements et arrêter leur personnel. En février 2025, un projet de loi à la Knesset visait à criminaliser le partage d’informations avec la Cour pénale internationale.
Les restrictions imposées par Israël aux activités des ONG internationales compliquent encore davantage les opérations humanitaires à Gaza. Le Secrétaire général de l’ONU a exhorté les autorités israéliennes à revenir sur leur décision d’interdire les ONG internationales, rappelant leur rôle crucial dans les opérations humanitaires.
Le 2 mai 2026, Itamar Ben Gvir sourit devant une potence en sucre. Au même moment, plus de 10 000 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, dont 500 enfants. Au même moment, 1,6 million de Gazaouis vivent dans une insécurité alimentaire aiguë. Au même moment, les ruines de Gaza attendent 71 milliards de dollars de reconstruction.
Une idéologie d’État fanatique
Le gâteau à la potence est un symbole trop parfait pour être accidentel. Il synthétise en un objet comestible ce que deux ans de guerre ont produit : une idéologie d’État fanatique et génocidaire qui a transformé l’urgence sécuritaire née du 7 octobre en machine à broyer une population civile, avec la paralysie embarrassée d’une grande partie de la communauté internationale totalement impuissante alors que le génocide d’un peuple est en court depuis près de trois ans, sous les yeux du monde entier.
António Guterres a déclaré : « Cela me brise le cœur de voir l’ampleur persistante de la souffrance humaine à Gaza. Les familles endurent l’insupportable. »
António Guterres a déclaré : « Cela me brise le cœur de voir l’ampleur persistante de la souffrance humaine à Gaza. Les familles endurent l’insupportable. »
Les chiffres, eux, sont déjà là. L’histoire jugera. Et elle risque ne pas être tendre avec les acteurs et les spectateurs passifs.